Y venir pour une retraite sereine en 2006

Veuve depuis trois ans, j’habitais dans l’Oise un village de 750 habitants : il fallait faire beaucoup de kilomètres pour les loisirs ou les services de santé. Un matin, en me réveillant, je me suis dit que pendant que je pouvais le faire psychologiquement et physiquement, il fallait partir ! *
En l’espace de quinze jours j’ai vendu ma maison, et j’ai prospecté. Je voulais revenir dans le Val-d’Oise car j’avais habité à Pontoise avec mon mari et ma sœur habite près d’ici depuis trente-cinq ans.

Et la région est belle. J’ai choisi Courdimanche par hasard, une annonce qui me convenait. Le logement était dans un état « apoplectique », mais la situation dans un ancien village avec un minimum de services autour et des transports publics proches était parfaite.
Malgré le travail pour aménager ce logement, je savais que je ne le regretterai jamais et je ne l’ai jamais regretté.

On ne s’insère pas dans une communauté en deux semaines, il faut au moins un an, il faut faire l’effort de s’intégrer en allant à des réunions, à des spectacles, même seule.
Lors des élections municipales j’ai rencontré des gens, des portes se sont ouvertes ; j’ai continué avec des associations, à me faire connaître, pour exister.
Ce n’est plus la chaleur, la convivialité d’un petit village d’autrefois, les gens travaillent loin, la population s’est multiplié, mais l’histoire est là, dans les pierres, c’est intangible.

Je suis bien dans un endroit qui a une histoire, une âme.

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