Activités intergénérationnelles

Nous vous proposons chaque semaine de nouveaux défis afin de garder contact et de partager le confinement de chacun.

Semaine du 25 mai : Goûter commun pris sur Zoom

Semaine du 18 mai : Défi jardinage : partager une photo de ses plantations

Semaine du 11 mai : Défi téléphonique : appelez deux Courdimanchois pour prendre des nouvelles. Et leur demander à leur tour, d’appeler dans la semaine deux autres Courdimanchois, le but étant de créer une chaine téléphonique.

Semaine du 4 mai : donner une seconde vie à un vêtement en lui ajoutant un détail détonant.

Semaine du 27 avril : nous vous proposions de rédiger un petit texte pour partager un bon souvenir.

Vous pouvez accompagner votre texte d’une photo.

Envoyez nous créations : defi.famille@ville-courdimanche.fr

 

Découvrez les souvenirs de Courdimanchois :

Texte de Maxime

"Mon plus grand plaisir a été de participer aux RICV, les Rencontres Internationales de Cerf-Volant à Berck. Arrivé la veille au soir avec mon fourgon aménagé en micro-camping-car, je retrouve beaucoup de copains sur la place de stationnement qui nous est réservée. Je me case dans une petite place entre deux camping-cars, avec cette dimension, il y a toujours des petites places pour moi au cœur de l'action. Et ce soir, déjà, un petit pot entre nous pour nous retrouver (pas en 2020, c'est évidemment annulé...). D'ailleurs il y aura toujours quelqu'un qui a quelque chose à fêter : un nouveau camping-car plus grand, un anniversaire, un nouveau cerf-volant, une naissance... tous les jours, quoi ! Et ensuite, les barbecues des amis s'installent, et s'allument. Chacun a apporté de quoi se régaler et partager... Solides, mais aussi liquides à faire découvrir !

Le samedi matin, plage. Immense plage de Berck, des km de sable fin jusqu'au Touquet ! Des terrains réservés aux inscrits, et j'ai même obtenu un cabanon pour mon club, pratique pour stocker le matériel le soir, ou s'abriter si jamais il pleut. J'installe mon fauteuil devant et je sors quelques cerfs-volants pour exposer (je les fabrique tous moi-même comme beaucoup des participants) et bien sûr pour voler : il y a toujours du vent sur cette plage, le meilleur étant celui qui vient de la mer, constant et sans tourbillons. Le vent de terre est détestable : le front de mer des grands immeubles le coupe et provoque des tourbillons, des rabattants, des ondes pénibles. Mais on arrive le plus souvent à passer et à monter plus haut : vers 100 m, on est plus tranquille en général et c'est plus exaltant.

Par le nombre, le week-end est le plus magnifique à voir, avec des cerfs-volants originaux et très variés de toutes nationalités : Le cerf-volant "édredon" bleu est la "petite" version qui fait... 42 mètres de long sur 25 de large ! Mais une plus grande a vu le jour, ainsi qu'une Raie Manta de 70 m comme celle en haut à droite de la photo, mais qui doit s'ancrer sur deux bulldozers, aucun piquet ne tiendrait !

Les visiteurs qui viennent pour la première fois sont en général estomaqués par ce tableau/panorama qu'ils côtoient et en parlent encore en rentrant chez eux...

Le dimanche, c'est le grand Championnat de cerfs-volants pilotables, en individuels mais plus intéressant en "teams" de 2, 3, 4, 6 voire pour le show final le Méga-Team où volent tous les participants, une trentaine souvent !

En semaine, dans le temps c'était plus calme, il ne restait que les mordus. Mais maintenant, l'organisateur fait coïncider le festival avec les vacances de Pâques alors il y a encore foule tous les jours sur la promenade qui domine la plage, sur les terrains et dans le ciel. "Mais tout cela doit constamment s'emmêler ?" entend-on souvent. Hé bien pas trop ! Les cervolistes de Dieppe sont assez expérimentés et adroits pour ne pas se mettre en situation de coïncidence et de toute façon, il est inconcevable entre cervolistes de se disputer. Et il n'y a pas de concurrence directe sauf ce cas particulier : ceux qui ont des cerfs-volants de 70 m s'installent, les autres n'ont qu'à se pousser. Mais ils comprennent les contraintes et ne se fâchent pas.

Et puis, quand les cerf-volants sont en l'air, bien haut, c'est le moment agréable du relax sur le sable chaud pour digérer le repas convivial qui nous a été offert à midi par l'Organisation.

Le festival ferme à 18 h, mais nous continuons souvent à voler, si le temps est propice, jusqu'à plus de 19 h par plaisir !

Le dernier dimanche de 2018, nous ferons une petite photo de groupe, en l'honneur d'un copain dont c'est la dernière participation, il a déménagé dans le midi. Et il ne se déplace qu'en scooter 50 cm3, avec sa tente et ses cerfs-volants, alors... Si vous pensez que son rayon d'action est faible du coup, il est quand même allé plusieurs fois à l'ouest du Danemark, sur l'île de Fanö avec ses plages immenses et roulables. Tout le monde le connaît, là-bas !

Pour structurer la photo et le groupe, j'y ai fait participer mon cerf-volant Albatros de 6 m d'envergure, connu lui aussi depuis des années. Et ce n'est pas mon plus grand qui fait 8 m... Alors, je suis un peu triste cette année, pas de festival, et les grandes rencontres seront sans doute les dernières à redémarrer, peut-être en 2021 mais déjà, il semble que les possibilités de promenade seront bien élargies après le 11 mai... Je pourrai faire voler mes oiseaux dans la campagne d'alentour, j'ai 3 créations qu'il me faut étrenner et régler... »

 

Bon souvenir de Nathalie

J'ai envie de partager ce jolie souvenir de cueillette :
"le jeudi soir, c'est "ma soirée", je prends souvent le temps de faire de la couture chez ma grand-mère, et parfois de la cueillette. Début mars c'est la sortie de l'ail des ours. Cette plante je l'ai découverte il y a quelques années pour la première fois lors d'une visite organisée. Il y a 3 ans une voisine m'a proposé de venir en cueillir avec elle. C'était l'occasion ! Cette année j'ai été faire ma cueillette un soir vers 18h00, pas loin de la tombé de la nuit, j'adore ces moments de solitude ou je me sens loin du rythme de la vie, ou je suis entourée des bruits de la forêt, le craquement des arbres. J'ai la chance d'apercevoir deux chevreuils et un sanglier. Je fais des pauses pour observer la vie dans une petite marre. Puis j'arrive à cette étendu de jeune pousse verte, d'ail des ours, qui recouvrent les abords d'un petit ruisseau. Je les cueille et les dépose dans mon panier que je rempli pleinement. Une odeur forte me chatouille les narines, je prends soin de ne pas écraser les jeunes pousses. Il m'arrive de me prendre quelques branches ou de glisser sur la terre détrempée. Parfois je m'arrête et j'écoute. C'est un endroit où je me sens bien, tranquille et au calme. Une fois mon panier rempli, je décide de continuer le chemin en espérant qu'il me ramènera jusqu’à mon point de départ (j'ai un bon sens de l'orientation - alors je ne me sens pas inquiète malgré la nuit qui tombe). Je scrute du regard toutes les plantes et arbres que je peux identifier. C'est aussi la saison des coucous mais il m'en reste encore séché de l'année dernière, je les laisse donc tranquille. Plaisir d'une balade en solitaire"
 

Texte de Marianne Garraud :

« Comme souvenirs drôle, le premier qui me vient en tête est une partie de Monopoly. Très intense. Je devais avoir 10 ans et je jouais avec mon grand frère (13 ans) et ma petite sœur (7 ans).

Notre tout petit frère, 1 an était endormi, ma mère avait eu beaucoup de mal à me coucher... 

Nous jouons donc et nous taquinons, le volume de nos paroles montent, sans qu'on y fasse attention, la tension est palpable dans l'acquisition de nos rues et la construction de notre, peut-être, future cagnotte. Je lance les dés et là, ils se chevauchent, l'un sur l'autre... Fallait le faire. Je relance (nous jouons au sol, il y a de la moquette) l'un des dés se met sur la pointe.... On explose de rire... Je relance et j'avance... 

On n’entend même pas les pas dans l'escalier (peut-être n'y en a-t-il pas eu...) ma sœur prend les dés à son tour et les lance. Elle avance son pion au moment où notre mère rentre dans la chambre. Le reste est un parfait hasard de calcul du temps... Ma mère nous dispute, nous explique qu'elle a eu du mal à endormir notre frère et que nos éclats de rires menacent de le réveiller... Ma sœur continue d'avancer son pion. Ma mère nous prévient alors : "il faut que fassiez attention et que fassiez moins de bruit, sinon je vous envoi vous coucher c'est ça que vous voulez ?" ma sœur hurle de joie "OUIIII !!!"...

Elle avait atterri sur la case "rue de la paix" qui lui manquait pour avoir le combo des 2 rues les plus chères. 

Ma mère et nous explosons de rire...

On a promis de se calmer, mon petit frère ne s'est pas réveillé et nous avons pu pour suivre la suite du jeu... Je ne me souviens plus qui a gagné cette partie. Mais je sais que nous n'oublierons jamais cette partie. »

 

Texte d’Isabelle

« A l'époque j'étais étudiante et je travaillais dans un salon de thé. Nous avions pris l'habitude, après avoir installé une grande bonbonnière dans la boutique, d'offrir aux enfants une sucette ou une petite sucrerie... C'était un moment qui me plaisait beaucoup ! Un jour j'offre une sucette à un petit garçon qui ne devait pas avoir plus de 3 / 4 ans... Intimidé, il me regarde avec ses grands yeux et sa maman lui dit : "qu'est-ce qu'on dit à la dame ?". Le petit regarde sa maman, me regarde, regarde à nouveau sa maman et finalement me dit d'un air adorable: " j'en veux une autre". J'ai éclaté de rire, sa maman était rouge de honte et au final ce petit garçon n'est pas parti avec une sucette mais trois ou quatre. J'ai trouvé ce moment très attendrissant et j'en garde un très joli souvenir..."