Au fil de ses habitants (1960 à 2011)

« En revenant à Courdimanche j’ai retrouvé le goût du jardin. »

La première fois, un soir après Noël 89 ; un soir, au milieu de nulle part, triste,
Des champs, la plaine, des pylônes pour arbres, non, non je ne pourrai jamais.

Tous les phénomènes météorologiques ont été atténués lors de la construction en hauteur d’Apollonia et cette sensation de rien, on ne l’a plus.

Arrivés en 1991 à la Louvière, on approchait de la trentaine, un deuxième enfant, une étape dans la vie.

J’y suis arrivé, il y dix-sept ans. Originaire de la Flandre où la culture nordique est très ancrée.

Je venais de quitter l’entreprise Kaufman et Broad dans la banlieue proche de Paris et je savais qu’il y avait une maison témoin à Courdimanche.

En traversant les champs par Vauréal, Courdimanche perché comme ça là-haut leur a tout de suite plu.

Imaginez : étranger, votre père est italien, d’où votre nom à consonance italienne avec un « i » à la fin. 

Poésie écrite par les élèves et le maître 1991/92

Nous ne sommes pas arrivés à Courdimanche, en 1990, par hasard.

J’avais toujours vécu dans des quartiers avec une âme, du cachet, le Marais, à Paris.

Souvent pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,

Veuve depuis trois ans, j’habitais dans l’Oise un village de 750 habitants : il fallait faire beaucoup de kilomètres pour les loisirs ou les services de santé.

J’ai rencontré mon épouse dans une patinoire à Paris, et le 20 avril 1968 nous sommes venus habiter à Courdimanche, dans une petite maison avec un grand jardin qui appartenait à ses parents : c’éta

On a vite sympathisés avec les voisins, on avait les mêmes problèmes, on s’est beaucoup entraidés. Le constructeur faisait le gros œuvre, certains n’avaient que les murs.

Je cherchais, à la fin de mes études de vétérinaire, un lieu semblable à celui que j’avais connu, proche d’un RER et dans une région que je connaissais.

Originaire du Nord, ils se sont installés en janvier 93. Ils ne connaissaient de Courdimanche que Mirapolis, qui était déjà fermé.

De Cergy-le-Haut, où je travaillais, je voyais le château d’eau. Je pensais qu’il était bien tranquille sur son perchoir !