«Nous ne sommes pas contre le
fait de tester les OGM, parce que cela fait avancer la
recherche» explique Sylvette Amestoy, Adjointe au Maire
déléguée au Développement durable et solidaire, «nous disons que ces expérimentations ne
doivent pas avoir lieu en plein champ, ouvrant la possibilité
d’une contamination de l’environnement». Une
hypothèse néanmoins théorique pour Courdimanche, puisque les
agriculteurs qui exploitent les terres céréalières en bordure du
Vexin, consultés en amont de cette décision, n’ont pas
l’intention de procéder à de telles cultures.
Le Conseil municipal a dans le même temps demandé que soit appliqué
en France le Traité international sur les ressources
phytogénétiques pour l’agriculture et l’alimentation
(TIRPAA). Ce traité affirme notamment que rien ne peut entraver les
droits des paysans de conserver, ressemer, échanger et vendre les
semences produites à la ferme. Un droit qui n’est pas
toujours respecté aujourd’hui dans le cadre des politiques
commerciales des multinationales semencières.
«Nous avons formulé un vœu
car les arrêtés municipaux sont systématiquement attaqués par les
autorités de tutelle» précise Elvira Jaouën, Maire, «mais cela n’enlève rien à notre
détermination à agir pour la biodiversité, avec l’ensemble
des moyens qui sont les nôtres.»
Retrouvez ce contenu en ligne à l'adresse suivante :
http://www.ville-courdimanche.fr/content/content71420.html